Nouvelles connaissances sur le rôle de l’hormone thyroïdienne dans le développement du cerveau

Nouvelles connaissances sur le rôle de l’hormone thyroïdienne dans le

Fabrice Chatonnet, co-auteur de l’article paru dans le PNAS.
L? équipe Neurodéveloppement de l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon (Ecole normale supérieure de Lyon, Université Claude-Bernard Lyon 1, CNRS, INRA), dirigée par Frédéric Flamant, a étudié pour la première fois l’action de l’hormone thyroïdienne au niveau du génome entier : elle a identifié les gènes activés les récepteurs de cette hormone. Cette équipe de l’IGFL vient de mettre au jour un fait inattendu : une part importante de ces gènes-cibles répond préférentiellement à l’un des récepteurs. Ces résultats ont été publiés dans le PNAS , le journal des comptes-rendus de l’académie des sciences américaines.
Tous les auteurs de l’article sont lyonnais; trois d’entre eux appartiennent à l’IGFL. Fabrice Chatonnet, post-doctorant (IGFL), Romain Guyot, IGR (IGFL), Gérard Benoît (UMR 5334), et Frédéric Flamant, directeur de recherche (IGFL).
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Source :
Genome-wide analysis of thyroid hormone receptors shared and specific functions in neural cells , PNAS , February 19, 2013, vol. 110 no. 8.

Si au cours du développement foetal la quantité d’hormone thyroïdienne est trop faible, cela entraine des altérations irréversibles du développement cérébral. Bien que dépistée et prise en charge de manière efficace et systématique à la naissance en France, l’hypothyroïdie congénitale entraîne un retard du développement psychique et moteur faute de traitement (1 cas sur 3 500 à 4 000).