Lupin blanc : le génome de cette légumineuse d’avenir enfin séquencé

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Le lupin blanc possède un système racinaire très adapté aux sols pauvres, grâce

Le lupin blanc possède un système racinaire très adapté aux sols pauvres, grâce à ses racines protéoïdes, il extrait le phosphate du sol de manière très efficace. Le décryptage de son génome représente une étape majeure vers la compréhension de ce mécanisme. © Benjamin Péret/CNRS

Le lupin blanc est une culture particulièrement sobre, nécessitant très peu d’engrais et produisant des graines de haute qualité nutritive, très riches en protéines. La plante vient de livrer les secrets de son génome grâce à la collaboration de onze laboratoires français et étrangers coordonnée par Benjamin Péret, chercheur du CNRS au laboratoire « Biochimie et physiologie moléculaire des plantes » (CNRS/Inrae/Université de Montpellier/Montpellier SupAgro). Le lupin a la particularité de posséder des racines dites « protéoïdes » qui lui permettent de solubiliser le phosphate du sol, puis de l’extraire efficacement. Or, comme pour le pétrole, les stocks de ce constituant primordial sont limités et s’épuisent. Connaître le génome de cette plante pourrait accélérer tous les programmes de sélection du lupin et aider à faire de cette légumineuse un atout majeur pour la production en protéines végétales à l’avenir. Les résultats de ce projet financé par un programme européen ERC Starting Grant sont publiés le 24 janvier 2020 dans la revue Nature Communications.

High-quality genome sequence of white lupin provides insight into soil exploration and seed quality. Bárbara Hufnagel, André Marques, Alexandre Soriano, Laurence Marquès, Fanchon Divol, Patrick Doumas, Erika Sallet, Davide Mancinotti, Sébastien Carrere, William Marande, Sandrine Arribat, Jean Keller, Cécile Huneau, Thomas Blein, Delphine Aimé, Malika Laguerre, Jemma Taylor, Veit Schubert, Matthew Nelson, Fernando Geu-Flores, Martin Crespi, Karine Gallardo, Pierre-Marc Delaux, Jérôme Salse, Hélène Bergès, Romain Guyot, Jérôme Gouzy et Benjamin Péret. Nature Communications, le 24 janvier 2020.


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