CNRS : un nouveau directeur à la tête de l’Institut écologie et environnement

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© Frédérique PLAS / CNRS Photothèque

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Antoine Petit, président-directeur général du CNRS, nomme Stéphane Blanc, directeur de l’Institut écologie et environnement du CNRS à compter du 1er mars 2021. Il succède à Stéphanie Thiébault, appelée à d’autres fonctions.

Né en juillet 1971 à Lyon, Stéphane Blanc, directeur de recherche au CNRS, est un spécialiste en écophysiologie animale et humaine, une discipline qui étudie la plasticité physiologique, comportementale et morphologique des organismes en réponse aux fluctuations de l’environnement. Il mène ses recherches à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC) à Strasbourg, un laboratoire associant le CNRS et l’Université de Strasbourg, dont il a dirigé le département d’écologie, de physiologie et d’éthologie (2006-2012).

En parallèle de son activité au laboratoire, il occupe, à partir de 2012 et jusqu’en 2016, le poste de directeur scientifique adjoint à l’Institut écologie et environnement (Inee) du CNRS. Il a alors plus particulièrement en charge l’interdisciplinarité, les relations avec l’alliance Allenvi, et la mise en place du programme international Future Earth.

En 2017, en tant que chargé de mission auprès de la direction générale déléguée à la science du CNRS, il s’occupe de la mission pour l’interdisciplinarité, et pilote la mise en place et l’animation du programme prioritaire de recherche « Make our planet great again » (MOPGA). Il sera ensuite nommé directeur de la nouvelle Mission pour les initiatives transversales et interdisciplinaires (MITI) du CNRS de 2018 à 2020.

Directeur adjoint scientifique à l’Inee du CNRS depuis 2020, il suit la politique de site et le dispositif de partenariats en écologie et environnement, les sites d’études en écologie globale, et les activités de la commission interdisciplinaire 52 « Environnements sociétés » du CNRS. Il est également depuis un an responsable scientifique et technique du laboratoire d’excellence DRIIHM, un dispositif de recherche interdisciplinaire sur les interactions hommes/milieux.

Après avoir obtenu un doctorat en « biologie humaine en environnements extrêmes » à l’université Claude Bernard Lyon 1 (1999), Stéphane Blanc effectue un séjour post-doctoral au Centre national de primatologie et au Centre de sciences nutritionnelles de l’université du Wisconsin aux États-Unis. Recruté au CNRS en 2003, comme chargé de recherche, il devient directeur de recherche en 2012. Avec son équipe à Strasbourg, il s’intéresse aujourd’hui à l’impact des facteurs environnementaux sur la santé métabolique via des approches de physiologie comparée en milieux extrêmes et d’écologie de la santé chez l’humain, ainsi que chez des modèles animaux non conventionnels, comme l’ours brun ou le microcèbe, un primate malgache.

Ses recherches ont donné lieu à plus d’une centaine d’articles scientifiques publiés et ont été notamment distingués par la Société française de nutrition (2001), la Société américaine de recherche gravitationnelle et spatiale (2013), le prix de recherche en nutrition décerné par l’Institut Danone et la Fondation pour la recherche médicale (2018) et le prix « Sciences de la vie » 2019 de l’Académie internationale d’astronautique.


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