Doses de rappel Covid-19 : début des inclusions de l’essai COVIBOOST

Dans un contexte de circulation hivernale du virus, d’augmentation constante du nombre de cas confirmés et d’apparition de nouveaux variants, les autorités sanitaires françaises recommandent à tous les adultes de plus de 18 ans de réaliser une injection de rappel avec un vaccin à ARNm afin d’assurer une protection vaccinale maximale et prolongée.

L’administration d’une 3ème dose d’un vaccin différent pourrait néanmoins présenter des avantages en termes d’efficacité et de sécurité, mais aussi en termes de coût et d’acceptabilité.

L’essai COVIBOOST vise à étudier la réponse immunitaire suite à l’injection en 3ème dose de deux candidats vaccins à base de protéine recombinante associée avec un adjuvant développé par Sanofi Pasteur et GSK et celle d’une 3ème dose du vaccin Pfizer-BioNTech.

Cet essai randomisé en double aveugle, promu par l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, sera mené dans 11 centres hospitaliers du réseau COVIREIVAC coordonné par l’Inserm. Il démarre le 8 décembre.

300 participants ayant préalablement reçu deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech (2ème dose reçue dans un délai de 5 à 7 mois) et sans antécédent de Covid-19 seront inclus, dont la moitié âgée de de 65 ans et plus.

Ils recevront aléatoirement en dose de rappel :

–           le vaccin ARNm de Pfizer-BioNTech (Comirnaty )

–           le vaccin adjuvanté à protéine recombinante de Sanofi-Pasteur / GSK basé sur la souche originale du virus (souche Wuhan)

–           le vaccin adjuvanté à protéine recombinante de Sanofi-Pasteur / GSK basé sur le variant beta (variant sud-africain)

Les données de l’essai permettront de mesurer la réponse immunitaire induite par les trois vaccins étudiés en rappel, et son efficacité sur les différents variants mais aussi sa persistance à 3 et 12 mois, en fonction de l’âge.


Il s’agit de la huitième étude lancée par COVIREIVAC.

La vaccination de rappel dans le cadre de l’essai permettra de valider le pass sanitaire pour la 3ème dose selon les exigences nationales.

« Aujourd’hui la dose de rappel avec un vaccin ARNm est devenue incontournable. Mais on espère élargir le panel des possibilités avec d’autres technologies vaccinales. » explique Marie Lachâtre, médecin infectiologue (Hôpital Cochin et Hôtel Dieu / APHP) et membre de COVIREIVAC. « Les candidats vaccin de Sanofi-Pasteur/GSK font depuis plusieurs mois l’objet d’essais cliniques de phase 3 en primo-vaccination ou en rappel. Nous souhaitons aujourd’hui évaluer la réponse immunitaire qu’ils induisent en rappel comparativement à celle du vaccin Pfizer-BioNTech ».

Cette étude clinique a été labellisée « priorité nationale de recherche » sur le Covid-19, par le ministère de la Santé et des Solidarités.

Lancée en octobre 2020, la plateforme COVIREIVAC coordonnée par l’Inserm et F-CRIN en lien avec 32 centres hospitaliers universitaires et un réseau de 11 laboratoires d’immunologie vise à mener et à promouvoir une recherche clinique vaccinale d’excellence en France. Depuis le 1er octobre 2020, 50 000 volontaires se sont inscrits pour participer aux efforts de recherche et améliorer les connaissances vis-à-vis de ces nouveaux vaccins. Il s’agit d’une initiative sans précédent dans notre pays. La plateforme est pilotée par l’Inserm, et le volet opérationnel clinique fait l’objet d’une coordination par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris des différents CHU. De nouveaux projets de recherche sont régulièrement lancés dans le cadre de COVIREIVAC.

Même si plusieurs vaccins contre la Covid-19 sont disponibles, il est impératif de poursuivre la recherche afin d’approfondir les connaissances scientifiques, notamment la durée de la protection et la qualité de la réponse immunitaire.
Les études cliniques coordonnées par COVIREIVAC ont pour objectif d’apporter des réponses à ces questions de recherche.

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