Le CNRS et INRAE renforcent leurs coopérations scientifiques au service des Objectifs de Développement Durable

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© Christophe Maitre-INRAE

© Christophe Maitre-INRAE

Antoine Petit, président-directeur général du CNRS et Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE viennent de signer un nouvel accord cadre pour cinq ans pour marquer l’ambition des deux organismes de recherche à collaborer encore plus étroitement. En déclinaison des évolutions récentes du système français de l’enseignement supérieur et de la recherche 1 , ce nouvel accord s’inscrit pleinement dans les stratégies scientifiques et d’innovation des deux organismes 2 , tant à l’échelle nationale à travers les politiques de site notamment, qu’à l’échelle internationale. Partenaires naturels et de longue date, les deux établissements s’engagent ainsi à accentuer la production et la valorisation conjointes de connaissances scientifiques au plus haut niveau pour contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Face aux attentes de plus en plus fortes envers la recherche, INRAE et le CNRS ont l’ambition d’apporter des solutions, soutenues par une recherche d’excellence, aux défis climatiques, sanitaires, et environnementaux.

Partenaires de longue date, le CNRS et INRAE souhaitent réaffirmer le périmètre et les modalités de leurs collaborations, en soulignant leur ambition commune de produire des connaissances au meilleur niveau face à l’urgence des défis posés à la recherche. Cet accord cadre est fondé sur une vision stratégique de recherche exploratoire ambitieuse et partagée, quelques semaines après l’annonce du co-pilotage de deux programmes d’avenir ambitieux par le CNRS et INRAE autour de la neutralité carbone et de la ressource en eau 3 .

Une collaboration scientifique en forte croissance sur des sujets à enjeux prioritaires

Collaborant au sein de plus de 40 unités de recherche sur l’ensemble du territoire, INRAE et le CNRS ont vu croître leur production scientifique commune de 45% en 5 ans 4 . Le CNRS est ainsi le premier partenaire académique et le premier co-publiant national d’INRAE.

Au-delà d’unités et d’infrastructures de recherche communes, les deux organismes de recherche sont impliqués conjointement sur le plan national, avec d’autres organismes au sein d’alliances de recherche 5 , à travers des structures de recherche thématiques ou encore au niveau régional dans le cadre de stratégies de site élaborées avec des établissements d’enseignement supérieur et de formation. Aux échelles européenne et internationale, les travaux communs du CNRS et d’INRAE se réalisent dans le cadre d’accords multilatéraux, dans le cadre de projets internationaux ou de construction d’infrastructures de recherche.

Ils souhaitent désormais accentuer la coordination stratégique de leurs politiques de recherche, et joindre leurs efforts de recherche disciplinaire et pluridisciplinaire, dans le domaine des sciences du vivant et de l’univers, de l’environnement, des sciences humaines et sociales ou encore des sciences pour l’ingénieur, des mathématiques et de l’informatique et des sciences chimiques. Ces compétences partagées doivent notamment contribuer à apporter des réponses face aux enjeux de société majeurs inscrits dans les ODD 2030 de l’ONU :

  • Atténuation et adaptation au changement climatique
  • Préservation et restauration de la biodiversité et des sols
  • Protection de la ressource en eau
  • Santé publique et environnementale
  • Bioéconomie circulaire
  • Gestion des risques multiples (naturels, économiques et sociaux,...)
  • Usage des terres et transition agroécologique.

Rassemblant un collectif de plus de 40 000 scientifiques de toutes disciplines, INRAE et le CNRS sont soucieux de mobiliser les connaissances  produites conjointement au service de l’innovation, de la formation, de l’expertise et de l’appui aux politiques publiques.

Cette coopération renforcée portera notamment sur :

Le co-pilotage scientifique des Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche confié par la DGRI et le SGPI 6 dans le cadre du Plan de Relance et du 4ème Programme d’Investissements d’Avenir,

Le soutien à des actions conjointes visant à fédérer la recherche française autour des ODD et en particulier sur la question de son impact environnemental, tel que le GdR Labos1.5 7 ,

  • L’élaboration d’actions incitatives interdisciplinaires conjointes, opérées par la Mission pour les Initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) pour le CNRS et la Cellule des Métaprogrammes pour INRAE, notamment dans les domaines suivants : caractérisation et gestion des ressources naturelles et des écosystèmes, compréhension, préservation et restauration de la biodiversité, mutations alimentaires, biologie et santé des humains, des animaux et des plantes, approches prédictives en biologie et en écologie, biotechnologies et bioproduction, chimie verte, bioéconomie, robotique et numérique, politiques et actions publiques,
  • La mutualisation des représentations à l’étranger, ainsi que l’élaboration et la mise en oeuvre de coopérations internationales concertées, de dispositifs structurants tels que des laboratoires de recherche internationaux,
  • La valorisation des travaux communs, en collaboration avec des partenaires socio-économiques.
  • 3. Succès cet automne 2021 dans le cadre du Programme d’Investissement d’avenir 4 de deux programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) : FairCarboN, Carbone dans les écosystèmes continentaux : leviers et trajectoires pour la neutralité carbone, co-piloté CNRS et INRAE, et One Water, Eau bien commun, co-piloté CNRS INRAE et BRGM.

    6. DGRI : Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - SGPI : Secrétariat Général pour l’Investissement, sous l’autorité du Premier Ministre.


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