Doctorant en apprentissage social et accompagnement des gestionnaires du risque de submersion marine au travers d’un dispositif de simulation participative H/F

     
Recruteur
Parution
Lieu de travailNantes, Poitou-Charentes, France
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Description

CNRS - Portail emploi recrutement



  • Doctorant en apprentissage social et accompagnement des gestionnaires du risque de submersion marine au travers d’un dispositif de simulation participative H/F

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    Informations générales

    Référence : UMR7266-NICBEC-001
    Lieu de travail : LA ROCHELLE
    Date de publication : mercredi 13 mars 2019
    Nom du responsable scientifique : Marion Amalric et Nicolas Becu
    Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
    Durée du contrat : 36 mois
    Date de début de la thèse : 1 septembre 2019
    Quotité de travail : Temps complet
    Rémunération : 1 768,55 € brut mensuel

    Description du sujet de thèse

    La thèse s’inscrit dans le cadre du projet de recherche « LittoSIM-GEN - Développement d’un dispositif générique de sensibilisation aux mesures alternatives de prévention du risque de submersion marine destiné aux collectivités locales » financé par la Fondation de France et la région Nouvelle Aquitaine. Elle porte sur l’évaluation du dispositif de simulation participative LittoSIM en termes de sensibilisation des élus locaux et agents territoriaux à la définition d’une stratégie de prévention du risque et à la prise en compte du changement climatique.
    Le.la doctorant.e travaillera à la mise en œuvre du dispositif auprès de plusieurs collectivités territoriales et mesurera les apprentissages sociaux produits auprès des gestionnaires participants aux ateliers.
    Les résultats permettront d’évaluer les effets du dispositif dans des situations contrastées et d’évaluer comment se constitue une culture du risque parmi les agents des collectivités.

    Objectifs Le/La doctorant.e travaillera à la mise en œuvre du dispositif de simulation auprès des différentes collectivités territoriales métropolitaines retenues dans le cadre du projet LittoSIM-GEN. Il.elle aura en charge de valider le protocole de mise en œuvre et d’évaluer la démarche en mesurant les effets des ateliers sur les participants. Cette mise en œuvre et son évaluation passeront par une enquête qualitative et quantitative auprès des participants, et par le développement d’indicateurs des apprentissages et des capabilités qui pourront ensuite être intégrés au dispositif. Ces indicateurs « en temps réel » permettront de qualifier plus précisément ce qu’apprennent les élus et techniciens locaux qui participent aux ateliers, comment évolue leur opinion au sujet des mesures alternatives de prévention du risque de submersion, et finalement comment le dispositif LittoSIM les aide dans la définition d’une stratégie de prévention du risque durable -

    - En s’appuyant sur le travail déjà réalisé à Oléron, la/le doctorant.e aura pour mission de poursuivre l’état de l’art sur la culture du risque, les mesures alternatives de gestion des risques et sur l’apprentissage social (social learning) et les capabilités.
    - Puis, deux à trois cas d’études seront sélectionnés en collaboration avec le consortium du projet de recherche LittoSIM-Gen, sur lesquels le.la doctorant.e réalisera une analyse du contexte, des enjeux et des acteurs en présence.
    - La phase d’organisation des ateliers LittoSIM in situ et l’évaluation des apprentissages seront alors être développés et le protocole d’évaluation sera éprouvé, ajusté et validé.
    - Les résultats de la thèse porteront sur les modalités d’apprentissage et de réception du dispositif en fonction des différents sites étudiés (hypothèse sur des territoires plus ou moins enclins à innover), ainsi que sur les effets du dispositif participatif sur la sensibilisation, l’acquisition de connaissance et de capacité par les parties prenantes.
    - Une réflexion sur la mise en perspective de ces résultats sur la culture du risque et d’autres enjeux associés sera proposée à l’issue de la thèse.

    Contexte de travail

    En février 2010, la côte Atlantique française a essuyé un événement de submersion causé par la tempête Xynthia (Bertin et al., 2014). Les conséquences catastrophiques de l’événement ont mis en évidence les limites des politiques de prévention des risques à l’échelle française, mais aussi aux échelons régionaux et locaux. Cette crise a notamment révélé le déficit d’information à destination des populations dans le dispositif d’alerte, des lacunes quant à la gestion de l’état des digues, et l’inadaptation ou la mal-application des plans de prévention des risques à l’échelle communale. En effet, des décisions prises avant, mais également pendant l’événement, ont aggravé la situation, révélant un manque de culture du risque, conduisant à des choix individuels et collectifs qui se sont révélés problématiques. Les conséquences de Xynthia ont amené les scientifiques à davantage considérer la nécessité de combler les écarts entre les connaissances produites et maîtrisées par les chercheurs et celles mobilisées et connues par les gestionnaires des risques littoraux. Ce constat est renforcé par la faible mise à l’agenda politique, jusqu’à ces dernières années, de stratégies d’adaptation que les territoires côtiers pourraient élaborer face aux conséquences des changements climatiques (hausse des niveaux marins et renforcement de la fréquence et de l’intensité des évènements météorologiques extrêmes).
    Les sociétés ont construit des ouvrages de défense « durs » contre la submersion (digues), tant dans le but de gagner des terres sur la mer, que pour se protéger de celle-ci. Pourtant, d’autres types de défenses existent. Les modes qui se veulent « doux » renforcent par exemple la hauteur et la solidité des dunes, les politiques dites de « retrait stratégique » encouragent une relocalisation à l’intérieur des terres des populations nouvellement exposées et le « rendu à la mer » des terres autrefois gagnées sur la mer. Ces diverses stratégies de défense interrogent des enjeux à la fois sociaux (urbanisation et économie des zones côtières), écologiques (maintien des écosystèmes, du trait de côte et de la biodiversité) et paysagers (artificialisation du littoral).
    La simulation participative est une approche qui croise la modélisation et les approches participatives, pour produire des apprentissages sur une problématique environnementale (Becu et al., 2014, 2015). Elle est mise en œuvre sous la forme d’ateliers de mise en situation collective combinant à la fois des rapports directs entre participants (négociation, opposition, conciliation) et des interactions avec un simulateur informatique modélisant les principaux processus environnementaux liés à la problématique traitée (e.g. renouvellement de ressources, état écologique, dynamique hydrologique). LittoSIM est un dispositif de simulation participative développé en 2015 et 2016 pour l’île d’Oléron (Becu et al. 2016) et déployé sur l’île en 2017 (?url=https%3A%2F%2Flittosim.hypotheses.org&module=jobs&id=12955" target="_blank" rel="nofollow">https://littosim.hypotheses.org). Le projet LittoSIM-GEN fait suite à cette expérimentation et éprouve le dispositif auprès d’autres collectivités aux situations contrastées.

    Lieu de travail : Au CNRS au laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (LIENSs UMR7266) à La Rochelle - déplacements en France à prévoir Financeur et durée : CNRS (sur projet Région Nouvelle Aquitaine), 36 mois Inscription : section 23 du CNU (Géographie) ; Ecole doctorale EUCLIDE, université de La Rochelle.
    Facilités : infrastructures collectives et environnement scientifique du laboratoire Littoral, Environnements et Sociétés (LIENSs) de La Rochelle et du laboratoire Cités, Territoires, Environnements et Sociétés (CITERES) de Tours, infrastructures de recherche CNRS/Université (séminaires de labo, infrastructures académiques : BU, séminaires doctoraux, etc...).

    Contraintes et risques

    La date limite de candidature est 29 mars 2019.
    Le candidat devra parler français couramment
    Web emploi.cnrs.fr/Offres...
    Lors de votre postulation, veuillez vous référer à myScience.fr et indiquer la référence  JobID 12955.