Ingénieur-e de recherche en calcul scientifique (H/F)

     
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Lieu de travailParis, Ile-de-France, France
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    Ingénieur-e de recherche en calcul scientifique (H/F)

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    Informations générales

    Référence : UMR8109-SYLDES-012
    Lieu de travail : MEUDON
    Date de publication : mercredi 10 juillet 2019
    Type de contrat : CDD Technique/Administratif
    Durée du contrat : 12 mois
    Date d’embauche prévue : 1 septembre 2019
    Quotité de travail : Temps complet
    Rémunération : selon expérience salaire brut mensuel entre 2471,46€ et 3164,17€
    Niveau d’études souhaité : Bac+5
    Expérience souhaitée : Indifférent

    Missions

    Le LESIA recrute un(e) ingénieur(e) pour l’étude des algorithmes de traitement sol de la mission spatiale PLATO (ESA).
    L’étude et la définition de l’ensemble des algorithmes de traitement et de calibration bord et sol de la mission PLATO sont confiés au groupe de travail nommé Data Processing Algorithm Working Group (DPA-WG), composante du Plato Data Center (PDC). Ce groupe de travail est conduit sous la responsabilité du LESIA (resp. R. Samadi). Il implique de nombreux collaborateurs français et étrangers en lien étroit avec l’équipe du LESIA en charge du développement du logiciel embarqué (Ph. Plasson), le groupe système (DLR, Berlin, Allemagne) et les responsables du PDC (Max Planck Institut, MPSSR, Gottingen, Allemagne).
    À ce stade du projet, les composantes principales des chaînes de traitement bord et sol sont identifiées, les algorithmes correspondant connus et leurs performances sont actuellement en cours d’étude. On peut citer, la correction du fond de ciel et de certains effets physiques affectant les détecteurs CCD. Il faudra compléter ces études par une évaluation globale et complète des performances attendues après l’application de l’ensemble des traitements envisagés au sol. Enfin, il faudra traduire les algorithmes étudiés sous forme de spécifications détaillées dans un jeu de documents sur la base desquelles l’équipe segment sol PLATO développera les codes et réalisera les tests de validation et d’intégration.

    Activités

    Le/La candidat(e) recruté(e) intégrera le groupe de travail DPA-WG.
    Il/elle aura en charge de : o Contribuer à l’étude et au développement (Python et langage C) des algorithmes de correction et calibration sols ; o Mettre en œuvre les jeux de simulations nécessaires à la mise en œuvre des études menées au sein du DPA-WG ; o Contribuer à la rédaction des documents décrivant de manière détaillées les algorithmes et méthodes adoptés pour chaque sous-composante de la chaîne de traitement sol ; o Définir et réaliser les jeux de tests unitaires associés à chaque composante de la chaîne de traitement sol.
    Pour effectuer son travail, le/la candidat(e) aura à sa disposition le simulateur PLATOSim (Marcos-Arenal et al, 2014, A&A) qui modélise chaque télescope ainsi que leur environnement spatial. Le postulant intégrera une équipe composée par plusieurs chercheurs et ingénieurs du LESIA impliqués dans la mission spatiale PLATO. Le/la candidat(e) bénéficiera également de l’expertise d’une équipe de chercheurs et ingénieurs de différents pays européens (France, Portugal, Allemagne, Royaume-Uni) ayant de solides expériences dans les missions spatiales CoRoT, Kepler et GAIA. Le/la candidat(e) sera amené(e) à développer, en langage Python et C/C++, les codes numériques correspondant aux algorithmes qu’il/elle sera amené à concevoir ou qui lui seront proposés.

    Compétences

    Titulaire d’un doctorat d’astrophysique (ou dans un thème proche : physique, ou traitement du signal par exemple) ou d’un diplôme d’ingénieur (incluant une expérience dans la recherche ou proche de l’astrophysique ou du traitement du signal), la personne justifiera d’une expérience d’écriture de logiciel, de d’analyse de données. Le candidat doit apprécier le travail en équipe et consentir à faire des missions en Europe chez les différents partenaires. La maitrise de l’anglais écrit et oral est essentielle. Avoir travaillé dans un contexte lié au spatial serait un plus. Une expérience en analyse de données d’imagerie et/ou en optique sera très appréciée. Connaître les langages python et C/C++ serait un plus, tout comme la maîtrise des outils de développement collaboratif (ex. Subversion). Avoir une expérience d’encadrement serait très apprécié.

    Contexte de travail

    Le LESIA, département de l’Observatoire de Paris et laboratoire du CNRS, est l’un des plus gros laboratoires français de recherche en astrophysique (environ 12% de la discipline). Le LESIA a pour vocation première :
    - la conception et la réalisation d’instrumentation scientifique spatiale et sol ;
    - l’exploitation et l’interprétation scientifique des observations des instruments réalisés ;
    - le développement de techniques avancées mises en œuvre dans des instruments au sol ainsi que des instruments spatiaux.
    Le LESIA est implanté sur le site de Meudon de l’Observatoire de Paris.
    La mission spatiale PLAnetary Transits and Oscillations of stars (PLATO) a été adoptée en juin 2017 par l’ESA et son lancement est prévu début 2026. Cette mission a pour objectif principal de détecter et de caractériser un nombre important de planètes extra-solaires, en premier lieu des planètes de la taille de la Terre situées dans leur zone habitable. La détection des planètes reposera sur la méthode des transits tandis que leur caractérisation s’appuiera sur la sismologie des étoiles hôtes pour la mesure des masses et âges de ces étoiles et les données GAIA pour la mesure des rayons.
    La charge utile PLATO est composée de 26 télescopes dotés d’une ligne de visée commune lui permettant d’observer simultanément et en continue un grand nombre d’étoiles brillantes. Chaque télescope est constitué d’un ensemble de lentilles contrôlées thermiquement. Les détecteurs photométriques utilisent la technologie CCD (Charge Couple Devices) ; chaque télescope possède un plan focal composé de 4 CCDs. Le pointage fin est assuré par la plateforme qui utilise notamment les informations d’écartométrie fournies par la charge utile.
    La qualité des données scientifiques repose sur une photométrie de très grande précision, une très grande stabilité des instruments et en dernier ressort sur notre aptitude à corriger les données brutes. Pour une grande partie des étoiles, la mesure photométrique sera réalisée à bord tandis que, pour le reste des cibles, elle sera réalisée au sol à partir des imagettes qui seront régulièrement transmises. La connaissance de la fonction d’étalement optique du point de chaque télescope (en anglais Point Spread Function, PSF) et la détermination du mouvement des étoiles sur le détecteur, sont des paramètres essentiels pour les algorithmes de correction photométrique qui seront implémentés dans la chaîne de traitement sol. En effet, ces informations seront utilisées pour corriger les perturbations photométriques induites par les déplacements lents des étoiles sur le plan focal, eux-mêmes étant induits par les dérives long-termes des lignes de visées de chaque télescope. Par ailleurs, l’estimation précise du fond de ciel est fondamentale pour éviter une détermination erronée qui pourrait biaiser et perturber l’analyse scientifique des courbes de lumière qui constituent les données scientifiques utilisées pour la détection de transits et l’analyse des oscillations de type solaire.

    Contraintes et risques

    Missions à l’étranger (2 à 3 par an)
    Web
    Lors de votre postulation, veuillez vous référer à myScience.fr et indiquer la référence  JobID 15775.

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