Expert en calcul scientifique - Modélisation du système climatique H/F

 
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WorkplaceParis, Ile-de-France, France
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Position
Centre National de la Recherche Scientifique

Expert en calcul scientifique - Modélisation du système climatique H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mardi 20 décembre 2022

Informations générales

Référence : UMR5001-BERBOE-022
Lieu de travail : ST MARTIN D HERES
Date de publication : mardi 29 novembre 2022
Type de contrat : CDD Technique/Administratif
Durée du contrat : 24 mois
Date d’embauche prévue : 1 juin 2023
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : entre 2583,56¤ brut et 2966,57¤ brut (selon expérience)
Niveau d’études souhaité : Ingénieur
Expérience souhaitée : Indifférent

Missions

La mission générale est de développer le couplage entre le modèle de climat IPSL-CM et le modèle de calotte glaciaire Elmer/Ice. Il s’agit d’une contribution au projet H2020 ESM2025.

Contexte scientifique et technique :
On a longtemps pensé que la dynamique des calottes glaciaires était quasi-stationnaire sur des échelles de temps centennales, jusqu’à ce que les observations satellitaires des calottes glaciaires révèlent un déséquilibre significatif dans les années 1990, avec une accélération et un amincissement des écoulements de glace au Groenland et en Antarctique. On s’attend à ce que cette perte de masse de glace s’accélère dans un futur climat plus chaud du fait de l’effondrement des plateformes glaciaires déclenchées par l’augmentation de la fonte. La perte de masse n’affecte pas seulement les calottes polaires, mais entraîne également le rejet d’importants volumes d’eau douce dans l’océan. L’impact le plus important est une augmentation globale du niveau de la mer, mais les rejets d’eau douce a aussi d’autres effets, notamment sur la circulation de retournement de l’Océan Atlantique et la stratification de l’Océan Austral. Aucune de ces rétroactions n’est représentée dans les modèles de Système Terre les plus récents, qui supposent toujours que les calottes glaciaires sont stables et qu’elles le resteront dans tous les scénarios futurs. La simulation de calottes glaciaires interactives améliorera également le réalisme des projections de la contribution des calottes glaciaires à l’élévation du niveau de la mer, qui sont très difficiles à déduire des simulations a posteriori, avec une incertitude de plus d’un ordre de grandeur sur les taux de fonte des plateformes glaciaires.
Le modèle IPSL-CM, développé à l’Institut Pierre-Simon Laplace (Paris) comprend le modèle océanique NEMO et le modèle d’atmosphère LMDZ. Une configuration antarctique du modèle d’inlandsis Elmer/Ice a déjà été couplée à une configuration océanique globale de NEMO. L’étape restante pour qu’Elmer/Ice soit couplé à IPSL-CM consiste à coupler LMDZ à Elmer/Ice dans l’infrastructure IPSL-CM.

Activités

- Exécuter le modèle IPSL-CM avec Elmer/Ice couplé à NEMO (développé précédemment).
  • Développer l’interface de couplage entre LMDZ et Elmer/Ice, dans laquelle Elmer/Ice met à jour la topographie de la calotte vue par LMDZ et LMDZ fournit le bilan de masse de surface à Elmer/Ice, pour l’Antarctique en 1er lieu, puis le Groenland dans un second temps.
  • Produire des simulations climatiques sur les infrastructures de calcul nationales et adapter/optimiser les codes sur les supercalculateurs à venir.
  • Assurer une veille technologique régulière et rédiger les documentations correspondantes.
  • Diffuser les développements auprès des communautés IPSL et Elmer/Ice, en particulier via la formation d’étudiants, de postdocs et d’autres ingénieurs.
  • Participer aux discussions et aux réunions de groupe de travail ESM2025.

Compétences

- Expérience avérée en modélisation océanique (à l’aide de NEMO ou d’autres modèles).
  • Expérience avérée dans le codage en Fortran et Python.
  • Expérience avérée en rédaction d’articles scientifiques.
  • Bonne compréhension du système climatique, incluant éventuellement des aspects glaciologiques.
  • Niveau d’études souhaité : Doctorat, Agrégation, ou diplôme d’Ingénieur.

Le comité de sélection tiendra compte de l’équilibre des genres au sein de l’équipe de recherche.

Contexte de travail

La personne sélectionnée sera affectée à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE). Il s’agit d’un laboratoire public de recherche sous les tutelles du CNRS, l’IRD, l’Université Grenoble Alpes, et Grenoble-INP qui travaille sur les changements climatiques et l’anthropisation de notre planète dans les régions polaires, de montagne et la zone intertropicale, régions particulièrement sensibles et aux enjeux sociétaux majeurs. Il rassemble environ 250 personnes dont plus de 150 membres permanents(chercheurs.es, enseignant.es-chercheurs.es, ingénieur.es et technicien.nes) et environ 100 personnels en contrat à durée déterminée (doctorant.es, chercheurs.es et IT). Le laboratoire accueille également chaque année plusieurs dizaines de stagiaires et visiteur.ses scientifiques. Le laboratoire est installé sur deux sites du campus universitaire de Grenoble (bâtiments Glaciologie et OSUG-B - Maison Climat Planète) qui sont à 5 minutes de marche l’un de l’autre. L’IGE constitue l’un des principaux laboratoires de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), une structure fédérative de l’INSU.

La personne sélectionnée rejoindra l’équipe CryoDyn qui s’intéresse à la dynamique de la glace et aux connexions avec le système climatique. Cette personne sera supervisée par Nicolas Jourdain et Pierre

Contraintes et risques

Sans.
La recherche se fera indifféremment en français ou anglais, néanmoins il est attendu que le candidat non-francophone s’efforce d’apprendre les bases du français afin de faciliter la communication et son intégration dans le laboratoire.
In your application, please refer to myScience.fr and reference JobID 35797.