Paludisme : un marqueur génétique pour identifier les moustiques « super-propagateurs »

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Les moustiques vecteurs du paludisme peuvent maintenant être identifiés plus facilement. Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’IRD, en collaboration avec des équipes scientifiques africaines et américaines, viennent d’identifier un marqueur génétique qui permet de distinguer les moustiques les plus susceptibles d’être infectés par le parasite du paludisme en milieu naturel, et donc de transmettre la maladie. Baptisé « inversion 2La », celui-ci correspond à une variation génétique naturellement répandue chez le moustique Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme en Afrique. Les insectes qui en sont porteurs passent en outre plus de temps à l’extérieur, alors que les mesures de protection ciblent davantage les moustiques à l’intérieur des habitations. Ces résultats, publiés dans la revue eLife le 23 juin 2017, pourraient appeler à développer de nouvelles stratégies plus ciblées de lutte antivectorielle.

Références :

The Anopheles gambiae 2La chromosome inversion is associated with susceptibility to Plasmodium falciparum in Africa, Michelle M Riehle, Tullu Bukhari, Awa Gneme, Wamdaogo M Guelbeogo, Boubacar Coulibaly, Abdrahamane Fofana, Adrien Pain, Emmanuel Bischoff, Francois Renaud, Abdoul H Beavogui, Sekou F Traore, N’Fale Sagnon, Kenneth D Vernick, eLife, 23 juin 2017.


 
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