La nouvelle structuration de la recherche de l’université (2/3)

© université de Bordeaux - Freepik

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Point d’étape sur le projet de nouvelle structuration de la recherche à l’université de Bordeaux, avec Julie Dechanet-Merville, directrice de recherche au CNRS, chargée de mission plus particulièrement du volet Sciences de la vie et de la santé.


La structuration de la recherche est en plein évolution à l’université de Bordeaux depuis plusieurs mois. Pour rappel, des composantes internes de recherche ou CIR (nom provisoire) vont prendre la suite des trois grands départements thématiques actuels ( cf interview de Philippe Moretto, vice-président recherche ).
Julie Dechanet-Merville est immunologiste, directrice de recherche CNRS à la tête du laboratoire ImmunoConcEpT (unité CNRS et université de Bordeaux). Depuis la création de l’université de Bordeaux, elle est élue au Conseil académique (commission recherche) de l’université et a accepté depuis quelques mois la charge de mission de la structuration de la recherche, plus particulièrement sur le volet Sciences de la vie et de la santé (SVS). « Je connais le terrain, précise-t-elle, et le découpage en sections du CNRS qui peut servir d’inspiration à ce projet. C’est notamment pour ces raisons que cette fonction m’a été proposée. Et missionner un chercheur CNRS peut contribuer à renforcer les relations avec les EPST en général, et le CNRS en particulier, un des partenaires majeurs de l’université. »

En pleine phase de concertation des périmètres et statuts


Julie Dechanet-Merville explique que les périmètres des CIR ont été définis, sur proposition des directions des trois départements suite à leurs échanges avec leurs communautés scientifiques. Ces CIR devraient être au nombre de 11. Chaque structure de recherche (unité mixte de recherche, unité mixte de service...) relèvera d’une CIR et pourra être rattachée à une autre, ce que ne permettait pas jusqu’à présent le découpage en départements de recherche. Cela favorisera d’autant plus l’interdisciplinarité. Les fédérations de recherche qui existaient en SVS vont disparaître aussi au profit des CIR.

Un projet de modèle de statuts des CIR a également été rédigé dans le cadre d’un groupe de travail sur les statuts et aspects juridiques. Une certaine souplesse a pu y être introduite afin de s’adapter à la diversité des modes de fonctionnement des différentes communautés de recherche.

« Nous sommes désormais en pleine phase de concertation, de discussions formelles ou informelles sur ces périmètres et sur une première version des statuts, qui ont été présentés en Commission recherche du Conseil académique et dans les conseils de département. On souhaite avoir un retour des communautés sur nos propositions, afin d’évaluer et prendre en considération leurs attentes ou leurs craintes éventuelles. » Julie Dechanet-Merville vient épauler Philippe Moretto en gérant plus particulièrement le côté SVS. Elle insiste sur le fait que « nous sommes ou avons été directeurs d’unité, nous avons conscience de la complexité du terrain, l’idée n’est pas d’imposer une vision unique mais d’échanger pour définir la meilleure structuration possible. Il est indispensable que le fonctionnement des CIR s’appuie sur la diversité et l’excellence des communautés, et construise une politique scientifique ambitieuse pour l’université de Bordeaux ».

Côté RH, des profils de poste au sein des CIR vont être intégrés au plan de gestion des emplois, afin que notamment les personnels actuels des départements puissent se positionner.
Prochaine étape mi-juillet avec la proposition des préfigurateurs des 11 composantes internes de recherche.

   

La nouvelle structuration de la recherche de l’université (1/3)


La structuration de la recherche de l’établissement, inscrite dans le projet de campagne de Manuel Tunon de Lara, évolue. Le vice-président Recherche, Philippe Moretto, en présente les grandes lignes.

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