Création d’un pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres : 5 établissements de recherche mobilisés

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Création d’un pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustre

Création d’un pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres : 5 établissements de recherche mobilisés

, l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et l’Université Savoie Mont-Blanc (USMB), se retrouveront au siège de l’Agence française pour la biodiversité à Vincennes, afin de signer la convention de création du Pôle Recherche et Développement (R&D) « Ecosystèmes lacustres » (ECLA).

Un consortium scientifique mobilisé autour d’un même enjeu : mieux connaître nos écosystèmes lacustres

Initialement créé en 2010, le pôle R&D alors intitulé « Hydroécologie des plans d’eau » ne comptait que deux partenaires : l’Onema et Irstea. Ce mode de collaboration, alors très novateur, visait à rassembler dans une même communauté de travail, chercheurs et agents issus des établissements partenaires, pour construire et développer un projet scientifique commun. Le pôle orientait ses recherches autour de priorités liées à la mise en oeuvre de politiques publiques et permettait d’accélérer le transfert des connaissances vers la sphère opérationnelle.

Cette expérience a permis de créer une riche collaboration entre scientifiques de cultures professionnelles différentes. Dans ce cas pourquoi ne pas élargir le pôle à d’autres partenaires - La création d’un consortium scientifique permettant de favoriser les interactions entre recherche, politiques publiques, enjeux sociétaux et écologiques, l’AFB, l’Inra, Irstea, l’ONCFS et l’USMB s’unissent pour créer ce Pôle R&D, qui répond au nom d’« ECLA ». Cette entité a pour ambition de devenir le centre de référence national pour la recherche, le développement et l’innovation en ce qui concerne la préservation de la biodiversité, du fonctionnement et des services écosystémiques rendus par les milieux lacustres.

Un « club des 5 » pour une expertise élargie

Grâce au passage à cinq partenaires, le pôle peut :
- élargir son domaine d’expertise aux différents types d’écosystèmes d’eau stagnante (des grands lacs naturels aux petits plans d’eau, en passant par les retenues artificielles) et à davantage de composantes de la biodiversité (microorganismes, végétaux, invertébrés, poissons, oiseaux,...).
- mettre en commun des moyens humains et financiers pour une durée de 6 ans, afin d’appuyer par la recherche et le développement la préservation et la restauration de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes lacustres.
Faire du lien entre expertise scientifique et travail de terrain (formation, ouvrages, applications informatiques, sites de démonstration, expertise,...) est une vocation fondamentale du Pôle avec pour objectifs : - Développer des outils opérationnels innovants pour la surveillance écologique des écosystèmes lacustres.
- Améliorer les connaissances de l’état et des trajectoires de ces écosystèmes face au changement global (en particulier changement climatique et problématique des espèces invasives).
- Appuyer une restauration écologique efficace des écosystèmes lacustres.
- Soutenir la préservation de la biodiversité, notamment pour les régions ultramarines pour lesquelles les connaissances relatives aux écosystèmes lacustres restent très parcellaires.
- Appuyer la mise en oeuvre des politiques publiques et la bonne gestion des écosystèmes lacustres, en valorisant les travaux conduits par le pôle et en mobilisant son expertise.