L’université de Bordeaux en lice pour obtenir la labélisation « centre d’excellence » en recherche stratégique de défense

Le lundi 26 novembre, la ministre des Armées, Florence Parly, a officiellement annoncé les noms des 5 universités lauréates de la première phase de labélisation « centre d’excellence » en recherche stratégique de défense, à l’occasion d’une cérémonie à l’Hôtel de Brienne. La candidature de l’université de Bordeaux et son projet Defense and Peace Bordeaux School ont été retenus parmi 19 projets déposés.

Ce label du ministère des Armées a pour objectif de soutenir, à terme, 3 centres de recherche universitaires en pointe sur les questions de stratégie et de défense, afin qu’ils deviennent des références au niveau international. Cette candidature est précédée d’une phase de présélection de deux ans et doit permettre aux établissements retenus de concrétiser leur projet pour atteindre les standards internationaux existants dans le domaine des War Studies (études stratégiques).

Defense and Peace Bordeaux School (DPBS)

A travers de ce projet, l’université de Bordeaux se positionne en tant qu’acteur reconnu dans le domaine des études stratégiques et de défense.

Sur le volet académique, il proposera une formation spécifique « défense » de haut niveau (master et doctorat), offrant aux étudiants des débouchés dans l’industrie de la défense, les organisations internationales, les Think Tank ou encore en tant que personnels civils ou militaires de la Défense.

Sur le plan scientifique, s’appuyant sur un vivier de plus d’une trentaine de chercheurs issus de plusieurs disciplines de sciences humaines et sociales, le projet DPBS associe deux thématiques complémentaires : Industrie et budget
de défense et Conflictualités et nouvelles formes d’affrontements, trop souvent traitées de façon séparées. Il ambitionne de les décloisonner et de proposer un axe de recherche liant le système de défense (industrie, budget, armées) avec l’intensité et les caractéristiques du conflit armé.

A titre d’exemple, il s’agit de proposer une analyse des budgets de défense ou de la base industrielle et technologique de défense, en lien avec les normes actuelles et émergentes appliquées au conflit ou les caractéristiques socioéconomiques des nouvelles formes de conflictualités (conflits cyber et  lawfare ).