Meet the winners of the 2023 Innovation Medal

© From left to right: Marc Antonini, Jacques Gierak, Claire Hellio, Patricia Rou
© From left to right: Marc Antonini, Jacques Gierak, Claire Hellio, Patricia Rousselle / CNRS Photo library
Patricia Rousselle, Marc Antonini, Jacques Gierak, and Claire Hellio are the winners of the 2023 CNRS Innovation Medal. Created a decade ago, this award honours research emerging from laboratories under CNRS supervisory authority that led to remarkable technological, economic, therapeutic, and social innovation. They will be awarded the medals on 14 November.


"Researchers who bet on technology transfer are the starting point for all innovation projects for society. It is therefore crucial to reward this voluntary effort that is born in laboratories. Winners of the Innovation Medal serve as models of inspiration for their peers," explains Jean-Luc Moullet, the Chief Innovation Officer of the CNRS.

The medal showcases the transfer of remarkable innovation from public research to the market. It illustrates the diverse technology transfer paths that are available, all while conducting high-quality research.

Patricia Rousselle, molecules that regenerate skin

Patricia Rousselle specialises in the healing and regeneration of the skin. This CNRS Senior Researcher at the Laboratory of Tissue Biology and Therapeutic Engineering 1 studies the dialogue between cells, the dermis, and the epidermis, as well as the proteins present within their microenvironment. She has used her research to develop treatments for severe burns, post-surgery healing, and tumours in contact with the skin.

Rousselle has synthesised, for this purpose, numerous bio-inspired molecules represented by eleven patents, which have drawn interest from the pharmaceutical and cosmetic industries. She has also pursued fruitful collaborations with Dior, Chanel, Symatèse, 3-D Matrix, Native, Nagase, and the Laboratoires d’Anjou. For example, one of the molecules she created is central to the Cébélia range of balms, recognized for their reparative, regenerative, and rejuvenating effect on skin.

Marc Antonini, utiliser l’ADN pour stocker des données

Directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’informatique, signaux et systèmes de Sophia Antipolis 2 où il dirige l’équipe MediaCoding, Marc Antonini est spécialisé dans la compression de données, qu’il s’agisse d’images, de vidéos ou de modèles 3D. Ses travaux de doctorat ont par exemple servi pour la norme JPEG 2000, et ses premiers travaux au CNRS, en collaboration avec le CNES, à un des systèmes embarqués dans les satellites Pléiades (couple de deux satellites optiques d’observation de la Terre). Auteur de treize brevets, Marc Antonini a régulièrement collaboré avec différents industriels et cofondé la start-up Cintoo, consacrée à la capture et à la visualisation de nuages de points 3D.

Son activité s’est depuis orientée vers le stockage sur ADN synthétique. Marc Antonini est ainsi à la tête du programme de recherche (PEPR) MoleculArXiv 3 , doté de vingt millions d’euros sur sept ans pour développer cette technologie d’avenir, et a participé au programme européen OligoArchive. Sur ce même thème, Marc Antonini a cofondé la start-up PearCode et préside la conception de JPEG DNA, une norme de compression d’images adaptée à l’ADN.

Jacques Gierak : contrôler les ions pour le spatial et la nanofabrication

Jacques Gierak est un expert mondial des faisceaux d’ions focalisés. Ses travaux ont des applications dans la propulsion spatiale, qui ont bénéficié des sources d’ions exceptionnellement stables, durables et contrôlables. Menées en collaboration avec le CNES et Airbus Defence and Space, ses recherches ont abouti à la fondation de Ion-X, une start-up spécialisée dans la propulsion de petits satellites.

Cet ingénieur de recherche CNRS, également responsable de la plateforme Instrumentation et sources d’ions au Centre de nanosciences et de nanotechnologie 4 , Il a également oeuvré dans la nanofabrication par faisceaux d’ions focalisés (FIB). Avec ses nombreuses avancées brevetées, il a notamment conçu l’outil FIB Nanowriter, capable de structurer du graphène, un matériau formé d’une seule et unique couche d’atomes de carbone dont les propriétés pourraient trouver des applications dans l’aéronautique, la médecine, les télécommunications ou encore la production d’énergie.

Claire Hellio, s’inspirer de molécules naturelles pour des produits respectueux de l’environnement

Claire Hellio développe des solutions innovantes bioinspirées à partir de molécules actives produites par les algues et les microorganismes. Mené au Laboratoire des sciences de l’environnement marin 5 , ce travail de valorisation, à l’interface entre la chimie, la biologie, la biochimie et l’écologie, est notamment réalisé via la plateforme de bioprospection Biodimar, que cette professeur dirige.

Son équipe répond aux problématiques et besoins en R&D des industriels, en développant des biotests spécifiques et des solutions biotechnologiques innovantes à partir de substances naturelles d’origines marines. Les applications visent principalement les domaines des cosmétiques (antioxydants et conservateurs) et des revêtements antifouling (protection des coques des bateaux contre la colonisation). Ces solutions sont rendues les plus respectueuses possibles de l’environnement. Cette collaboration avec les entreprises a par exemple pris la forme d’un laboratoire commun appelé BiotechALg en partenariat avec Green Sea, leader européen de la production de microalgues.     

Additional photographs of the winners and their teams are available for the press upon request.

 


3 https://www.cnrs.fr/fr/lancement-dun-programme-et-equipement-prioritaire-de-recherche-exploratoire-pour-le-stockage-de