Cancer du sein : labélisation d’un projet pour réduire les risques de rechute

Porté par Fabrice André, PU-PH à l’Université Paris-Sud et Directeur d’Unité à l’Institut Gustave Roussy, le projet MyProbe est l’un des 10 lauréats du 3ème appel à projets « Rechercher Hospitalo-Universitaire ». Il vise à développer des outils efficaces pour identifier les risques élevés de rechute du cancer du sein et ainsi réduire l’utilisation de traitements supplémentaire coûteux et lourd pour les patientes.


L’appel à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé » (RHU) du programme d’investissement d’avenir, vise à soutenir des projets de recherche innovants et de grande ampleur dans le domaine de la santé. Focalisés sur la recherche translationnelle, les projets RHU associent secteurs académique, hospitalier et entreprises. Depuis 2015, 24 projets ont été retenus en trois vagues d’AAP successives. Avec BIOART-LUNG 2020 (Pr Olaf Mercier, 2015, 5 M¤), Ilite (Pr Jean-Charles Duclos-Vallée, 2016, 8,5 M¤) et LUMIERE (Pr Laurence Zitvogel, 2016, 9 M¤), MyProbe (1) est le 4ème projet issu de l’Université Paris-Sud à être retenu et financé à hauteur de 9,3M¤.

Réduire les risques de rechute


Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes avec 1,7 million de nouveaux cas par an dans les pays occidentaux. Si la plupart des cas (plus de 95%) sont diagnostiqués au stade précoce, près de 10 à 15% de ces patientes présenteront une rechute métastatique qui leur imposera de recourir à de nouveaux traitements lourds. De nouveaux médicaments susceptibles de faire diminuer ce taux de rechute sont en cours de développement et devraient arriver sur le marché en 2019. Il ne serait pas pour autant judicieux de les administrer systématiquement puisque près de 80% des patientes ne connaitront aucune rechute. L’objectif du projet MyPROBE est justement de développer des classificateurs moléculaires pour identifier les patientes présentant un risque élevé de rechute après un traitement conventionnel thérapie pour le cancer du sein. Pour y parvenir, les chercheurs vont développer et valider trois types de tests moléculaires à visée pronostique.

Une combinaison unique d’expertise


Pour réaliser ce projet ambitieux, le consortium MyPROBE rassemble une combinaison unique d’expertise en recherche, clinique et biotechnologie. Six équipes de recherche translationnelles issues de trois centres universitaires sont leaders dans le domaine de la cancérologie (Centre de cancérologie Gustave Roussy, Institut Curie et Centre Léon Bérard), et comprenent des unités de recherche en biostatistique et bioinformatique; le groupe français de coopération contre le cancer du sein (Fédération UNICANCER) fournissant des échantillons bien annotés provenant de procès prospectifs. Trois entreprises novatrices spécialisées dans le domaine des biomarqueurs (Integragen, HalioDx, DiaDx) sont également associées au projet, chacune d’entre elles commercialisera l’une des trois catégories de classificateurs moléculaires développés. Majeur les impacts attendus sont d’économiser le coût des nouveaux médicaments et d’éviter les toxicités.


 
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