Création d’une unité Inra et ENVT, dédiée aux innovations thérapeutiques pour réduire l’usage des médicaments en élevage

brebis et foin. © william beaucardet, william beaucardet

brebis et foin. © william beaucardet, william beaucardet

L’émergence de résistances aux anti-infectieux constitue un problème écologique et sanitaire global dont l’une des causes est l’usage excessif de ces médicaments en élevage. Au coeur de cette question, la nouvelle unité InTheRes - Innovations thérapeutiques et résistances, placée sous la tutelle de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, est dédiée, depuis le 1er janvier 2018, à la recherche sur les innovations thérapeutiques pour la réduction et l’optimisation des usages des antibiotiques et antiparasitaires.

En élevage, l’usage des anti-infectieux (antibiotiques et antiparasitaires en particulier) peut provoquer l’apparition de résistances. Par ailleurs, l’indispensable évolution de l’agriculture vers une plus grande durabilité à laquelle aspirent les citoyens, questionne l’usage de ces médicaments.
Une problématique complexe au coeur de laquelle se positionne, depuis le 1er janvier 2018, une nouvelle unité de recherche InTheRes - Innovations thérapeutiques et résistances, dont les tutelles conjointes sont l’Inra et l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse.

InTheRes, des axes de recherches pour répondre au défi de la résistance aux anti-infectieux

Les travaux menés dans la nouvelle unité InTheRes visent à proposer des stratégies d’interventions thérapeutiques en élevage en lien avec des outils de suivi utilisés en agriculture de précision. Il s’agit notamment de :

  • minimiser les risques pour l’homme et l’impact sur l’environnement de l’émergence et la diffusion de résistances aux antibiotiques et antiparasitaires à partir des systèmes d’élevage ;
  • garantir la santé et le bien-être des animaux par la lutte contre les maladies d’origine infectieuse dans le respect des écosystèmes environnementaux ;
  • préserver l’efficacité de ces classes thérapeutiques.

InTheRes s’intéresse ainsi :

  • à divers agents pathogènes, en particulier aux bactéries du genre Pasteurella à l’origine de maladies respiratoires chez les animaux d’élevage, et aux nématodes gastro-intestinaux parasites, dans la perspective notamment de développer de nouvelles associations thérapeutiques ;
  • aux microorganismes commensaux, avec pour objectif de réduire l’impact des traitements médicamenteux sur les microbiotes intestinaux ou environnementaux.

InTheRes, le dispositif de recherche de la nouvelle unité

Implantée à Toulouse, InTheRes mobilise connaissances et outils de plusieurs disciplines - biologie, pharmacologie et mathématiques. Elle accueille des équipes de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse essentiellement, et s’inscrit dans un réseau de collaborations d’envergure. Soucieuse de s’ouvrir à la médecine humaine, InTheRes travaille également de concert avec des équipes médicales des centres hospitalo-universitaires partenaires, dans le domaine de l’optimisation des posologies, par des approches de modélisation pharmacologique.