La fouille sur la ZAC de la Rucherie a permis de découvrir deux aires d’occupations mésolithiques qui se caractérisent par une forte concentration de déchets de taille et d’outils en silex, dont des armatures de flèche, caractéristiques d’un mésolithique ancien. Ce sont ainsi environ 2000 pièces qui ont été découvertes, en majorité sur un des deux locus dont les niveaux ont été piégés dans une cuvette naturelle. 50 m2 ont été fouillés à la main et une étude rapide des restes lithiques a permis de déterminer une grande variété dans les provenances des matériaux utilisés, ainsi qu’une grande qualité de la matière première. En île-de-France, il est rare de découvrir en contexte de plateau des sites datés de cette période qui nécessitent en conséquence une fouille particulièrement minutieuse. Des analyses plus poussées par thermoluminescence, sur les silex brûlés, permettront d’établir des datations plus précises de ces occupations.
Une aire d’habitat et d’activités artisanales protohistoriques
Au Sud de la zone centrale (zone 2), une petite concentration de structures ponctuelles telles des fosses, silos et trous de poteaux épars, laisse entrevoir les restes d’une occupation datée, pour le moment, de la transition entre le Hallstatt final (540-450 av. J.-C.) et La Tène ancienne (400-300 av. J.-C.). Il s’agirait d’un habitat dispersé, dans lequel ont été trouvés beaucoup de restes céramiques bien conservés avec quelques pièces archéologiquement complètes de vases de stockage. Les premières observations effectuées durant la fouille et celles faites sur les outils macrolithiques, ainsi que la découverte de battitures dans les prélèvements effectués laissent envisager la présence d’activités artisanales en plus d’activité agricoles et quotidiennes. Ont été également mis au jour des outils de mouture, dont des meules va et vient, ainsi que des fusaïoles en céramiques.