Les recherches ont livré d’abondants vestiges (maçonneries, sépultures, mobilier, éléments architecturaux) et ont révélé le plan général de la cathédrale romane jusqu’ici inconnu. Les archéologues participent également à l’étude archéologique du tombeau lui-même, démonté intégralement en vue de sa restauration, donnant une lecture inédite de cet exceptionnel objet de la Renaissance.
L’étude archéologique du ’ Joyau de la cathédrale ’
Scanner la cathédrale : la prospection géophysique
La cellule géophysique de l’Inrap a réalisé une prospection au géoradar, méthode d’exploration innovante qui permet de révéler la présence de vestiges enfouis. Cette technique consiste à émettre, via une antenne, une impulsion électromagnétique brève et de haute fréquence, qui se propage en profondeur et se réfléchit partiellement sur les interfaces rencontrées. On enregistre alors l’ensemble des impulsions réfléchies (ou échos), qui reviennent durant un intervalle de temps donné. L’image générée permet d’apercevoir les lieux de résistance (des murs enfouis par exemple) et d’orienter le travail des archéologues. Cette méthode vient compléter la fouille manuelle seule capable de préciser les structures archéologiques et de les interpréter.
Le plan de la cathédrale romane dévoilé grâce aux fouilles
Jusqu’à présent, seule la crypte, toujours visible, et le choeur représenté sur d’anciennes gravures et photographies étaient attribuables avec certitude à la période romane. Grâce aux fouilles un ensemble de maçonneries romanes ont été mises au jour. Les données archéologiques ont aussi permis de localiser l’emplacement du portail occidental roman, d’en dessiner avec précision le plan complet et de percevoir l’ampleur d’une cathédrale qui n’a jamais été achevée. Ainsi, les recherches archéologiques éclairent nos connaissances sur l’histoire de la cathédrale.
Mobilier archéologique, enduits peints et sépultures
Les Journées européennes du Patrimoine les 20 et 21 septembre
à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, les archéologues de l’Inrap se mobiliseront auprès des services de l’état, des restaurateurs et de l’entreprise Lefèvre pour présenter leur travail et les principales découvertes au grand public, sous forme d’exposés et d’animations.