2018-2022 : un nouveau paysage pour la recherche alsacienne

Depuis le 1er janvier 2018, l’Université de Strasbourg, ses établissements associés ainsi que ses partenaires EPST démarrent un nouveau contrat quinquennal avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce contrat permet notamment de structurer l’organisation de la recherche du site au travers de la réorganisation stratégique de ses laboratoires.

« Dès la mi-2015, nous avons sollicité tous les laboratoires du site pour qu’ils fassent une analyse de leurs forces et faiblesses et qu’une réflexion soit menée quant aux enjeux de leur recherche », souligne Catherine Florentz, vice-présidente Recherche et formation doctorale. Objectif : proposer un projet de laboratoire pour les cinq ans à venir, incluant le cas échéant des réorganisations. Pour ce faire, les laboratoires ont été accompagnés par un comité de pilotage composé de membres de l’université et des autres établissements concernés.

Toute l’équipe de vice-présidence et la Direction de la recherche et de la valorisation ont été mobilisées. « Nous avons été particulièrement attentifs à l’humain et pris le temps de nous entretenir avec les porteurs des projets, avec les individus et/ou les équipes concernés par des réorganisations », souligne la vice-présidente. Sans oublier les réunions de concertations avec les tutelles partenaires (CNRS, Inserm, UHA, Université de Lorraine, ...) et les nombreux échanges et négociations qui en découlent.

Tous les projets ont ensuite été soumis et évalués par l’HCERES. Une nouvelle étape a consisté en la visite par sur site des comités. Plus de 800 experts se sont déplacés ! « Toutes les évaluations ont satisfait les unités de recherche et les recommandations émises sont ou vont être suivies. »

Six restructurations et une création

Pour les cinq ans à venir, 28 unités de recherche du domaine I ont été renouvelées et deux restructurées. Par exemple, les chercheurs de l’Institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et la technologie (Irist) ont intégré les axes de recherche du Laboratoire d’histoire des sciences et de philosophie-Archives Henri-Poincaré, une unité mixte de recherche de l’Université de Lorraine avec le CNRS au rayonnement international, pour devenir les Archives Henri-Poincaré-Philosophie et recherches sur les sciences et les technologies (AHP-PReST). L’Université de Strasbourg devient également tutelle de cette UMR. « C’est un très beau succès collectif. L’Irist était une structure très petite tout en menant des recherches de qualité ; aujourd’hui cette fusion valorise les compétences des collègues et contribue à créer des axes renforcés au sein de l’AHP-PReST », souligne Catherine Florentz.

Dans le domaine II, 15 unités de recherche sont renouvelées et deux restructurées. Ainsi, le nouveau laboratoire d’innovation moléculaire et applications (Lima) résulte de la fusion du Laboratoire de chimie moléculaire (LCM, Unistra/CNRS) et du laboratoire de Chimie organique et biorganique (COB), une équipe d’accueil de l’Université de Haute-Alsace. « Les thématiques et les compétences étaient proches et complémentaires. Il était donc logique d’associer tout le monde pour créer une structure forte et lisible sur le territoire », commente la vice-présidente.

De la même manière, le laboratoire Nanomédecine régénérative nouvellement créé en partenariat avec l’Inserm, résulte du regroupement de différentes équipes du domaine III. « Il s’agit de créer des masses critiques suffisantes pour pouvoir aborder des projets d’envergure ». Dans le domaine III, 26 unités de recherche sont renouvelées, deux sont restructurées et un laboratoire est ainsi créé de novo. Au-delà des contours des laboratoires (EA, UMR, UPR, USR) dont le nombre total reste inchangé à 72, les directions de ces unités ont changé pour 35 d’entre elles.

Tout cela se construit avec une vision stratégique à plus long terme, bien au-delà de 2022. « L’objectif est de stabiliser le paysage, de poursuivre le développement de centres de recherche de référence, pour permettre des avancées scientifiques de pointe et renforcer le rayonnement et la visibilité internationales. Il s’agit également de rendre plus visible des thématiques encore trop discrètes et/ou dispersées bien qu’excellentes, en favorisant de nouvelles synergies comme cela a été le cas pour l’UMR Lima ou l’UMR Archives Poincaré », conclut Catherine Florentz.

Anne-Isabelle Bischoff


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