Suivre l’action d’un traitement antiparasitaire

Paris, le 27 mai 2016 - La schistosomiase, aussi connue sous le nom de bilharziose, est une maladie chronique provoquée par des vers parasites, touchant près de 250 millions de personnes à travers le monde. Le praziquantel est actuellement l'unique traitement employé contre cette affection mais son mode d'action reste très largement inconnu. L' équipe Peptides, Glycoconjugués et Métaux en Biologie du Département de Chimie de l'ENS (UMR 7203 LBM - ENS/PSL/CNRS/UPMC) , en collaboration avec l'Université de Bâle, l'Université de Zürich et le Synchrotron SOLEIL, a développé des dérivés du praziquantel dont l'activité anti-schistosomiase est maintenue et qui présentent l'avantage de pouvoir être tracés en milieu biologique, c'est-à-dire que leur localisation peut être efficacement déterminée à l'aide de sondes spécifiques. Ainsi une sonde chrome tri-carbonyl Cr(CO)3 a été greffée au praziquantel, permettant de corréler et suivre sa position à l'aide deux techniques d'imagerie basées sur des spectroscopies complémentaires. Le centre métallique est repéré par spectroscopie d'absorption X ; les modes de vibration de l'entité Cr(CO)3 sont sondés par spectroscopie infrarouge. Après incubation dans des vers parasites, ces deux signatures propres à la sonde ont permis sa détection univoque sans être perturbé par les signaux biologiques intrinsèques. Le composé a ainsi pu être détecté dans le tégument (protection externe du parasite), en accord avec une action possible du praziquantel sur des récepteurs externes du vers.
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