illustration _c_ T. Grenier et al
illustration _c_ T. Grenier et al Dans la nature, tout est affaire de perception : c'est en connaissant leur environnement que les êtres vivants peuvent y réagir. Nos cellules sont notamment capables de percevoir la présence de bactéries à leur contact. Mais comment - En utilisant la mouche du vinaigre - la drosophile - comme modèle, une équipe de recherche menée par l'Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon (IGFL, CNRS/ENS de Lyon) décrit un nouveau mécanisme grâce auquel les cellules de l'intestin peuvent "sentir" les bactéries du microbiote et s'y adapter. Cette étude est publiée dans eLife . Nous vivons dans un monde de microbes. Les bactéries sont apparues bien avant les animaux et ont peuplé tous les environnements terrestres qui leur étaient accessibles, des lacs acides jusqu'à la banquise polaire en passant par l'intérieur de notre intestin. Il n'est donc pas étonnant que l'évolution nous ait doté de mécanismes moléculaires capables de percevoir la présence, la nature et l'abondance des bactéries au contact de nos cellules. Certains de ces mécanismes permettent à nos cellules de se défendre contre des pathogènes : par exemple, la protéine TLR-4 s'active dans nos cellules quand elle rencontre des lipopolysaccharides, des composants de la paroi des bactéries. Cela induit une réponse immunitaire qui permet à notre organisme de se défendre. Cependant, toutes les bactéries ne sont pas des pathogènes : certaines, comme celles de notre microbiote intestinal , s'inscrivent dans une relation de symbiose avec l'organisme hôte. Ces symbiontes sont donc bénéfiques à note santé. Alors qu'en est-il de ces "bonnes" bactéries - Nos cellules sont-elles aussi capables de percevoir leur présence et de s'y adapter ?
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