AILyS : La Journée de l’Intelligence Artificielle a réuni acteurs académiques et économiques autour des projets du site Lyon Saint-Étienne

Renforcer les synergies entre le monde académique et les entreprises autour de l’Intelligence Artificielle, et concrétiser rapidement de nouveaux projets : tel était l’objectif de la Journée de l’Intelligence Artificielle Lyon Saint-Étienne du 12 novembre 2025. Cet évènement organisé par AILyS, en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, s’est tenu au Campus Région du numérique de Charbonnières-les-Bains, et a rassemblé 150 participants avec une trentaine d’entreprises représentées.

Dynamiser et concrétiser les projets du site Lyon Saint-Étienne

La journée a été ouverte par les interventions de Catherine Staron, vice-présidente déléguée aux lycées, à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ; Mohammed Benlahsen, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation ; Emmanuel Trizac, président de l’ENS de Lyon et Aurélien Garivier, porte-parole du consortium AILyS.

« Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour explorer l’articulation entre le monde académique et le monde socio-économique, a ainsi introduit Emmanuel Trizac. Cet événement s’inscrit dans une double dynamique. Il y a d’abord la feuille de route en matière d’IA de la Région qui vise à faire d’Auvergne Rhône-Alpes un territoire de référence en matière d’IA à l’échelle européenne. Il y a également la stratégie scientifique déployée sur le site de Lyon Saint-Étienne par les universités, les grandes écoles, ainsi que les organismes nationaux de recherche. Il s’agit de renforcer les dynamiques académiques du site, de donner une plus grande lisibilité et une meilleure visibilité à notre identité scientifique. »

Cette stratégie scientifique s’appuie sur les forces du site et notamment, pour l’intelligence artificielle, sur le consortium AILyS, qui fédère déjà 11 partenaires, dont 4 universités (Lyon 1, 2, 3 et l’Université Jean Monnet Saint-Étienne) ; 6 écoles (l’ENS de Lyon, l’École Centrale de Lyon, l’INSA, l’École des Mines de Saint-Étienne, VetagroSup et l’ENTPE) et les Hospices Civils de Lyon. Un consortium pluridisciplinaire qui rassemble sciences exactes et sciences humaines avec l’ambition de soutenir la structuration et le développement de la recherche, de l’innovation et l’offre de formation en IA sur le site.

« AILyS porte aujourd’hui une responsabilité majeure : s’affirmer comme notre plateforme commune, au service de chacun de ses membres, de leur coordination, et de la mise en valeur de leurs forces », a commenté Aurélien Garivier, rappelant qu’AILyS s’articule autour de 3 piliers : la formation, la recherche, et l’innovation. « Pour ce premier événement d’ampleur impulsé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est le « pilier innovation » qui est au coeur de notre attention », a-t-il ajouté.
Il a ensuite introduit Guillaume Hanrot, ancien professeur à l’ENS de Lyon et désormais directeur de recherche au sein de la start-up Cryptolab, pour une conférence autour de la confidentialité des données dans la mise en place d’outils d’IA.

Favoriser les échanges entre recherche et monde socio-économique

Les participants ont ensuite rejoint les ateliers thématiques, coeur de la journée, pour favoriser les rencontres entre recherche et monde socio-économique et ouvrir la porte à des partenariats public-privé pour développer des solutions technologiques au service de la société. La matinée a été rythmée par des présentations sur les enjeux de l’IA, les besoins de différents secteurs, et les infrastructures et compétences locales ; tandis que l’après-midi, des échanges informels ont permis d’affiner les besoins et d’identifier des partenaires pour concrétiser des projets.

Concernant les ateliers thématiques, cinq grands sujets de réflexion étaient proposés aux participants :

  • L’atelier « IA & Santé : Jumeaux numériques » était dédié aux modèles virtuels d’organes ou d’organisations. Ces programmes « miroirs » de la réalité permettent par exemple de prédire l’évolution des maladies ou encore d’optimiser la prise en charge des patients.
  • L’atelier « IA & Chimie, pharmacie et procédés » était quant à lui consacré à l’utilisation de l’IA pour accélérer les expérimentations, automatiser les laboratoires ou encore générer et analyser de nouvelles molécules.
  • L’atelier « IA & Confiance et sécurité » a permis d’aborder les défis de la cybersécurité, de l’explicabilité des modèles : comprendre les résultats proposés par l’IA et leurs limites, pour des outils fiables même avec des données imparfaites.
  • L’atelier « IA & Frugalité » a questionné l’évaluation des outils d’IA, selon qu’on regarde la pertinence des résultats proposés ou à leur impact environnemental. L’atelier s’intéressait aussi aux solutions pour réduire leur consommation énergétique ou la quantité de données nécessaire.
  • Enfin, l’atelier « IA & Exploration de corpus bibliographique » a invité les participants à plonger dans les méthodes d’analyse de vastes corpus scientifiques, illustrées par des retours d’expérience concrets.