Les enjeux éthiques des véhicules autonomes

Entretien avec Raja Chatila. Le développement de véhicules à conduite automatisée pose de nombreuses questions non seulement sur la sûreté de leur fonctionnement et la sécurité de leurs passagers, mais aussi sur les décisions qu'ils peuvent être amenés à prendre lors d'accidents imminents. Professeur émérite en robotique à Sorbonne Université et membre du Comité national pilote d'éthique du numérique, Raja Chatila nous apporte son éclairage sur les enjeux que soulèvent ces modes de déplacement du futur. En collaboration avec Nelson de Moura, Katherine Evans et Stéphane Chauvier, vous travaillez actuellement sur la prise de décision éthique des véhicules à conduite automatisée (VCA). Racontez-nous l'origine de ce projet ? Raja Chatila : Il y a quatre ans, l'institut Vedecom, qui travaille sur les mobilités durables, m'a contacté pour initier une coopération sur ce sujet. Il s'agissait de faire collaborer autour de cette question d'éthique des spécialistes en intelligence artificielle (IA) et des philosophes. La porteuse du projet, Ebru Dogan, psychologue et chercheuse chez Védecom, a obtenu un financement de l'Agence nationale de la recherche qui nous a permis de recruter à Sorbonne Université un doctorant en IA, Nelson de Moura, et une doctorante en philosophie, Katherine Evans, dirigée par le professeur Stéphane Chauvier. Grâce à ces échanges pluridisciplinaires, nous avons publié, en novembre dernier, un article sur les enjeux éthiques et algorithmiques que soulève l'arrivée des VCA. Cet article met en avant la théorie de la valence éthique. Pouvez-vous nous en dire plus ?
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